Attaque du Thalys : ce que la fiction nous dit des dangers du repli sécuritaire

LONDRES, début du XXIe siècle. Trois attaques bactériologiques, présentées comme l’œuvre d’extrémistes religieux, frappent simultanément une station de métro, l’école primaire de Sainte Mary et la station d’épuration de Three Waters, causant la mort de milliers de citoyens britanniques. Aveuglée par la peur, la population se réfugie dans le giron accueillant du parti Norsefire, qui promet de rétablir la sécurité de ses concitoyens face à la menace terroriste. Les recettes proposées ? Fermeture des frontières, écoutes téléphoniques, couvre-feu, contrôle de l’orientation sexuelle et religieuse et, de manière générale, recul des libertés individuelles.  Le parti obtint 80% des voix aux élections suivantes, décréta l’état d’urgence et se maintint au pouvoir jusqu’à un salutaire sursaut de conscience populaire, une veille de 5 novembreContinuer la lecture

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